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Colloque: Dans la peau d’un non-voyant

When:
26 novembre 2016 @ 18:00 – 22:30
2016-11-26T18:00:00+01:00
2016-11-26T22:30:00+01:00
Cost:
20 euros
Contact:
Murielle ILBERT
04.42.16.10.41

Samedi 26 novembre, de 18h à 22h30
18h – 20h30 : Dîner dans le noir et témoignages
Intervenants : Éric Gaillard, Directeur de La Baume-lès-Aix ;
Colette Garnerone, Faciathérapeute ; Bertrand Verine,
Président de la F.A.F. – L-R ; Joël Paris, Porteur d’un projet
sportif pour l’IRSAM ; Lionel Lévy (1* Guide Michelin,
Intercontinental Hôtel Dieu, Marseille) & La Villa des Chefs.
Les jeunes déficients visuels du pôle professionnel, IES Arc
en Ciel (IRSAM).
En partenariat avec la Fédération des Aveugles et Amblyopes
de France – Languedoc-Roussillon (F.A.F. L-R), l’association
IRSAM et La Villa des Chefs d’Aix-en-Provence (cours de
cuisine avec des grands Chefs).
20h30 : « La nuit qu’on suppose »
Écrit et réalisé par Benjamin D’Aoust – Documentaire –
2013 – Belge – 73 min. Magritte 2014 du meilleur documentaire.
Projection en audiodescription en présence de Bertrand
Verine, participant du film et de Magali Van Reeth,
journaliste de cinéma, SIGNIS.

Le titre du film est inspiré d’une phrase de l’écrivain aveugle Jorge Luis Borgès : « Le monde de l’aveugle n’est pas la nuit qu’on suppose ».
Synopsis : A quoi ressemble le monde pour ceux qui ne le voient plus ? Qu’y-a-t-il dans cette nuit sans fond que l’on imagine tous ? Brigitte, Danielle, Hedwige, Bertrand & Saïd ont perdu la vue à différents stades de leurs vies. En explorant leurs univers, le film pose la question du regard et du lien que nous établissons avec nos sens, le monde et les autres.
Le réalisateur Benjamin D’Aoust a écrit : « Brigitte, Danielle, Hedwige, Bertrand et Saïd ont perdu la vue à différents stades de leurs vies. Impliqués à différents niveaux dans des activités créatives et artistiques (danse, peinture, sculpture, littérature, musique), ils ont développé des rapports sensoriels forts avec ce qui les entoure, et des imaginaires denses, poétiques… profonds. En interrogeant leur cécité personnelle pour dépasser cet à priori du noir, je voulais non seulement retranscrire la richesse de leurs univers mais aussi questionner notre regard, au propre comme au figuré. Je ne voulais pas filmer des aveugles, des impossibilités, des manques, mais filmer des personnes, des richesses, des découvertes pas faire un film sur eux mais un film avec eux. Un film où ils me retourneraient la question de mon propre regard, où ils le questionneraient. Un film où ils questionneraient également avec humour, avec dérision parfois, leur propre image. Un film qui dédramatiserait nos a priori et les peurs associées à la perte de la vue, et qui replacerait au centre l’idée d’altérité comme source de richesse. »