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Colloque Dans la peau d’un non voyant: Vivre une expérience culinaire de dîner dans le noir et cinématographique avec la projection d’un film en audiodescription

 

Samedi 26 novembre, 18h-22h30
18h – 20h30 : Dîner dans le noir et témoignages

Intervenants : Éric Gaillard, Directeur de La Baume-lès-Aix ;
Colette Garnerone, Faciathérapeute ; Bertrand Verine, Président de la
F.A.F. – L-R ; Joël Paris, Fédérateur du projet «Rêve à perte de vue» en partenariat
avec l’IRSAM ; Lionel Lévy (1* Guide Michelin, Intercontinental Hôtel
Dieu, Marseille) La Villa des Chefs. Les jeunes déficients visuels du pôle
professionnel, IES Arc en Ciel (IRSAM). En partenariat avec la Fédération des
Aveugles et Amblyopes de France – Languedoc-Roussillon (F.A.F. L-R), l’association
IRSAM et La Villa des Chefs d’Aix-en-Provence (cours de cuisine avec des
grands Chefs).
Sur réservation avant le 10 novembre. Tarif 20 euros
20h30 : « La nuit qu’on suppose »
Écrit et réalisé par Benjamin D’Aoust. Documentaire, 2013, Belge, 73 min.
Prix Magritte 2014 du meilleur documentaire. Projection en audiodescription en présence du réalisateur Bertrand Verine, participant du film et de Magali Van Reeth, journaliste de cinéma, SIGNIS.

Le titre du film est inspiré d’une phrase de l’écrivain aveugle Jorge Luis Borgès : « Le monde de l’aveugle n’est pas la nuit qu’on suppose ».
Synopsis : A quoi ressemble le monde pour ceux qui ne le voient plus ? Qu’y-a-t-il dans cette nuit sans fond que l’on imagine tous ? Brigitte, Danielle, Hedwige, Bertrand & Saïd ont perdu la vue à différents stades de leurs vies. En explorant leurs univers, le film pose la question du regard et du lien que nous établissons avec nos sens, le monde et les autres.
Le réalisateur Benjamin D’Aoust a écrit : « Brigitte, Danielle, Hedwige, Bertrand et Saïd ont perdu la vue à différents stades de leurs vies. Impliqués à différents niveaux dans des activités créatives et artistiques (danse, peinture, sculpture, littérature, musique), ils ont développé des rapports sensoriels forts avec ce qui les entoure, et des imaginaires denses, poétiques… profonds. En interrogeant leur cécité personnelle pour dépasser cet à priori du noir, je voulais non seulement retranscrire la richesse de leurs univers mais aussi questionner notre regard, au propre comme au figuré. Je ne voulais pas filmer des aveugles, des impossibilités, des manques, mais filmer des personnes, des richesses, des découvertes pas faire un film sur eux mais un film avec eux. Un film où ils me retourneraient la question de mon propre regard, où ils le questionneraient. Un film où ils questionneraient également avec humour, avec dérision parfois, leur propre image. Un film qui dédramatiserait nos a priori et les peurs associées à la perte de la vue, et qui replacerait au centre l’idée d’altérité comme source de richesse. »